Va t’en ! tu n’es qu’un chien, si tu fais ton régalDes restes mendiés qui tombent de ma table.Qui demande l’aumône, il n’est pas mon. égal.Ah ! redresse toi donc, grand pauvre lamentable ;Ne rampe pas ainsi sur le bord du chemin.On te couche à l’étable ! Eh bien brûle l’étable !Ferme le poing plutôt que de tendre la main.Ive sois pas l’humble bête aisément assouvie ;Sois homme, sois mon frère, un fauve à mufle humain,Et tu t’y soûleras au festin de ma vie.
Le
Mendiant
Richepin, Jean
dimanche 15 janvier 2023, par
Texte de Jean Richepin (≤1909).
Paru aussi in : L’Anarchie (1905-1914), nº 216 (27 mai 1909)